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Sport&Affari – Dalla Francia una ricetta per il rilancio del sistema calcio

Le Jeudi 06 Novembre 2008 à 07h33

Eric Besson remet son rapport sur la compétitivité du football français

Ce mercredi, le secrétaire d’Etat à la Prospective a remis son rapport sur la compétitivité du football français. Celui-ci avait été confié à Eric Besson par le Premier ministre François Fillon et le secrétaire d’Etat aux Sports Bernard Laporte le 14 avril dernier. Prévoyant de nombreuses réformes pour le monde professionnel, ce projet apparaît ambitieux et vise à redorer le blason du football français sur la scène européenne. En3mots revient sur les principales conclusions du document.

 Moderniser les stades afin de diversifier les sources de revenus

En premier lieu, les stades des clubs français de premier rang ont une capacité d’accueil réduite par rapport aux plus grands clubs européens. En découle une inégalité conséquente en termes d’affluence moyenne. Ainsi, en 2007, l’Olympique lyonnais et l’Olympique de Marseille arrivent loin derrière certains clubs espagnols, anglais, italiens et allemands qui connaissent la fréquentation la plus élevée en 2007. Parmi les 20 clubs européens les plus riches, ce sont Manchester United, le FC Barcelone, le Real Madrid, le Bayern Munich, Schalke 04 et Arsenal arrivent en tête de ce classement. Tous ces clubs s’appuient sur une affluence moyenne supérieure à 60000 personnes pendant que l’OL et l’OM plafonnent à 40000 personnes. Un écart qui pèse sur les recettes de billeterie et de sponsoring. A ce titre, ces deux sources de revenus sont étroitement corrélées. On retrouve ainsi les sept mêmes clubs européens en tête de ces deux classements. Au sujet des recettes de guichet, trois des plus grands clubs anglais (Manchester, Arsenal, Chelsea) et les deux plus grands clubs espagnols (Barcelone et le Real Madrid) ont touché plus de 80 millions d’euros en 2007, les clubs de Jean-Michel Aulas et de Pape Diouf avoisinent les 20 millions d’euros de revenus.

Il s’agit donc de moderniser les stades français afin d’offrir des enceintes susceptibles d’qpporter un véritable spectacle aux supporters. Les alentours et les couloirs des enceintes doivent donc également être repensés de façon à développer le sponsoring et accroître les revenus liés aux produits commerciaux. En particulier, le recours au "naming" (désignation) des stades est vivement encouragé, à l’image du MMArena qui a vu le jour au Mans. Une orientation indispensable aux yeux du secrétaire d’Etat à la Prospective afin de rééquilibrer les sources de revenus des clubs français. En 2007, les droits télévisuels représentaient en effet 57% des recettes des clubs de l’Hexagone, très loin devant le sponsoring/commerce (20%) et les recettes de billeterie (13%).

 

Créer une DNCG européenne afin d’instaurer une concurrence équitable

Alors que les clubs français sont soumis à l’extrême rigueur de la Direction nationale de contrôle de gestion au niveau financier, la majorité des clubs européens profitent d’un certain laxisme. Un système à deux vitesses qui donnerait un désavantage concret au football français face à ses voisins.

Dans ce cadre, le rapport encourage vivement la création d’une instance européenne de contrôle de gestion afin qu’une concurrence équitable s’instaure entre l’ensemble des clubs européens et que ces derniers fassent état d’une relative stabilité financière.

 

Modifier certains principes économiques afin d’encourager le développement des clubs

Plusieurs principes économiques sont plus contraignants pour les clubs français par rapport à leurs homologues européens. A commencer par la fragilité du modèle économique du football français qui n’est que très légèrement bénéficiaire depuis deux saisons. Un constat d’autant plus alarmant que les résultats des clubs sont très largement inégalitaires. Ainsi, sur la saison 2006-2007, le résultat de l’Olympique lyonnais correspondait à 43% du résultat cumulé de la Ligue 1. D’autre part, le cadre juridique qui réglemente le système du football français s’avère être trop contraignant. En effet, les statuts types des sociétés sportives, qui garantissent un lien fort avec le football amateur, provoquent la réticence des investisseurs à s’engager en faveur de tel ou tel club. Enfin, on observe une très faible présence d’entreprises actionnaires au capital des clubs, le groupe Pathé pour Lyon et le groupe Morgan Stanley pour le PSG faisant figure d’exception.

Par ailleurs, les règles fiscales en vigueur réduisent sensiblement les capacités budgétaires des clubs. Il en est ainsi des rémunérations proposées en vue d’attirer des joueurs de renom dans les clubs européens. En effet, moins le coût global du salaire est élevé et plus la générosité des clubs peut être élevée vis-à-vis du joueur. Or, pour un même salaire, les clubs français payent une somme largement supérieure à leurs homologues des quatre grands championnats européens, en raison du niveau plus élevé des impôts et des cotisations sociales. Toutefois, il est à noter que l’introduction du Droit à l’image collective (DIC) en 2005 a considérablement amélioré la donne en exonérant les clubs d’une partie des charges sociales. La France reste cependant en retard dans ce domaine et l’application de ce dispositif doit donc être accentuée.

 

Réformer le système de formation afin de renforcer son efficacité

A l’évidence, le système de formation a largement fait ses preuves au niveau mondial et figure toujours comme l’un des pôles d’excellence au niveau européen. Les statistiques en attestent : après le Brésil, la France possède le plus grand nombre de joueurs présents dans des clubs engagés en Ligue des champions. Constitué de 12 pôles Espoirs et de 32 centres de formation, le modèle français fait donc figure de modèle et conserve une longueur d’avance, au dire du DTN Gérard Houllier, sur ses homologues européens.

Toutefois, le rapport avance que le système peut encore progresser. En premier lieu, un trop large recrutement de la part des centres de formation conduit à ce qu’une très faible part des jeunes formés devienne réellement footballeurs professionnels. Alors que les saisons 2005-2006 et 2006-2007 nécessitaient l’émergence de 75 nouveaux talents en moyenne, ce sont entre 300 et 400 jeunes par classe d’âge qui sont acceptés dans les centres de formation de l’Hexagone. Cette faible "rentabilité" sportive pour les clubs entraîne des coûts supplémentaires inutiles. Il s’agit donc de réduire le nombre de centres de formation. Selon le DTN adjoint François Blaquart, "vingt centres d’excellence permettraient à la fois de répondre aux besoins des clubs professionnels et d’améliorer la qualité de la formation proposée."

Par ailleurs, il est impératif de renforcer la législation afin d’éviter la fuite anticipée des jeunes talents hors des frontières françaises. Ainsi, il s’agit "d’assurer la protection des clubs formateurs et des jeunes joueurs". Au-delà de la règle du "6 5" (pour un club, présenter au moins 6 joueurs au coup d’envoi  qui soient sélectionnables dans l’équipe nationale du pays dans lequel il se situe) émise par l’UEFA mais qui semble irréalisable, deux possibilités sont avancées par le rapport. En premier lieu, l’option de rétablir l’obligation de signer le premier contrat professionnel dans le club formateur est envisagée. Cette règle n’est plus en vigueur depuis le contentieux qui a opposé l’Olympique lyonnais et le joueur Olivier Bernard. D’autre part, le renforcement de l’interdiction du transfert des mineurs, garanti par l’UEFA mais sujet à de nombreuses dérogations, est vivement encouragé.

fonte: Les Echos

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Marcel Vulpis

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